29.10.08

Hallucination collective...

Attirer le regard de tous dans une même direction pour pouvoir mieux les surprendre l'instant d'après. Détourner l'attention, dire aux gens sur quoi se focaliser pour les embarquer ailleurs...

Une expérience un peu spéciale...


Hier, j'ai eu la chance de participer à une séance-photo au centre médico-légal de Compiègne. Le Dr. M. a écrit un livre sur la profession de médecin légiste et nous avons travaillé avec la photographe sur une proposition de couverture.
Dans l'inconscient collectif, on a tendance à réduire le médico-légal à tout ce qui touche à la mort, mais cela ne représente que 10% de ce travail.
Le médico-légal traite aussi des violences subies par les vivants (traumas en tous genres).
Nous avons eu accès à tout le service. Edifiant!
La première salle que l'on nous a montrée servait à stocker les prélèvements tels que sang, urine, lambeaux de peau...Dans des boîtes en plastique sont entreposés des cerveaux (coupés en lamelles), différents organes. Chaque boîte porte un scellé (comme chaque prélèvement) avec le nom de la personne et la cause du décès (homicide involontaire, assassinat, ...)
Dans la salle d'autopsie, nous avons pu voir deux cadavres: entièrement habillés, enveloppés dans un drap qui sera déplié sur le brancard métallique pour la présentation aux proches. La couleur qui domine dans le service est le bleu (assez sombre), les lumières sont plutôt douces pour accueillir la famille.
La partie réservée au personnel est immense; plusieurs salles sont consacrées à la recherche: étude des prélèvements, toxicologie, ...
La partie réservée à l'accueil des victimes vivantes est très lumineuse, spacieuse dans des tons plus clairs:mauve, bleu pastel, blanc...
Nous avons traité deux facettes de la profession: j'ai été dans un premier temps victime de violences conjugales, puis cadavre sur la table d'autopsie.
Edifiant, je vous dis!!!
La photo, c'est juste pour donner une idée: c'est la salle d'autopsie d'un hôpital désaffecté.

13.10.08

Au fond des Cévennes

Melvin et moi sur les routes de Cévennes....
La lumière et les paysages stimulent nos imagination!


Merci à Luc et Costa pour leur amicale participation à ce road trip...

5.10.08

Edouard Levé...

.. était un artiste multiple: plasticien, photographe, écrivain.

Dans son livre "Oeuvres" il décrit des millions d'oeuvres irréalisables comme:

55 : Un livre présente les entrées de communes françaises dont le nom est à la fois propre et commun. Le panneau est au centre de l'image, le village appraît derrière. Il s'agit de communes, non de lieux-dits ou de hammeaux. Les lettres sont noires sur fond blanc bordé de rouge. La lumière est neutre, diffuse. L'entrée de la commune applée "VILLES" est reproduite sur la couverture. Trois cents quatre-vingt pages montrent, en couleur, l'entrée des sept cent trente-neuf communes suivantes : (...)ANGOISSE (...).

Extrait de Œuvres d'Edouard Levé, Ed POL




Définition clinique

La peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d'un danger ou encore à l'évocation ou la pensée du danger ou de quelque chose de répugnant.
Mais la peur peut aussi être causée pour des raisons autres : claustrophobie, agoraphobie etc.
D'un point de vue neurologique, elle est essentiellement une activation de l'amygdale (ensemble de noyaux au niveau des lobes temporaux).
Tout personnage, animal ou créature fantasmatique imaginaire qui suscite un sentiment de crainte dans certains moments ou certains lieux (la nuit, le brouillard, les forêts, les puits ou bords d'étangs, etc.) est une peur.

On peut :
avoir peur pour soi, pour quelqu'un qu'on aime ou pour un objet auquel on est attaché affectivement,
avoir peur d'un danger qu'on peut percevoir, d'un danger absent mais qu'on connaît, ou d'un danger hypothétique ou imaginé,
avoir peur de quelque chose du passé, de quelque chose du présent, ou de quelque chose du futur,
avoir peur de voir quelque chose, d'entendre quelque chose, d'être touché par quelque chose, de toucher quelque chose...
avoir peur de souffrir moralement, de perdre ce qu'on a, de souffrir physiquement, d'être malade ou de mourir,
avoir peur des espaces ouverts (agoraphobie)
avoir peur des espaces confinés (claustrophobie)
avoir peur du noir, ou de la séparation
avoir peur de certaines situations (phobies)
avoir peur d'avoir peur (Phobophobie)

Il n'y a aucune limite à la phobie. On peut être phobique de tout et de n'importe quoi.


La peur de l'inconnu
Chez l'Homme, elle peut être individuelle ou collective. C'est une peur d'un danger hypothétique. Elle apparaît face à des destinations ou circonstances attendues inconnues. La peur de la mort, ou de l'obscurité, de ne rien voir peuvent en être des formes, de même que la peur d'un bruit ou d'un son nouveau, peur d'un animal/insecte/personne/lieu nouveau, d'un voyage, d'un étranger, etc.
La peur semble naturelle et universelle. C'est sa gestion et son intensité qui peuvent être ou devenir problématique. Le groupe, la solidarité, la société, l'apprentissage, la famille, la tribu peuvent contribuer à l'assurance de soi et au sentiment de sécurité, et ainsi éloigner la peur.



Peur et angoisse
L'exposition prolongée à quelque chose qui nous fait peur entraîne un sentiment d'angoisse. Ce sentiment augmente, et l'on a l'impression qu'il va augmenter indéfiniment. En fait, si l'on reste suffisamment longtemps, l'angoisse atteint un maximum. Une fois atteint ce maximum, on a l'impression qu'il va rester comme cela, qu'on va continuer à éprouver cette angoisse alors qu'au bout d'un certain temps, progressivement, elle va redescendre.
Les thérapies comportementales sur la peur se basent sur cela. On fait des expositions progressives, mais assez longues pour que l'angoisse redescende. C'est une sorte d'habituation. Mais si l'on fait des expositions trop brusques, ou trop fortes, on obtient l'effet inverse : la personne risque d'être un peu plus traumatisée et d'avoir encore plus peur.



La peur et le contrôle des foules
La peur a un effet très fort sur les foules et ainsi est utilisée afin de contrôler les foules et les peuples. Dans les systèmes dits démocratiques où une telle menace n'est pas explicite, il importe plus de contrôler ce que pensent les gens, en déformant les informations des media et avec des menaces plus abstraites ou même virtuelles.


Source Wikipédia...