19.10.09

Big Brother

LONDRES (Reuters) - Une société privée va proposer aux citoyens britanniques ayant chez eux un ordinateur de visionner en direct des images prises par des caméras de surveillance pour dénoncer les crimes et délits.

Cette pratique, proposée par Internet Eyes (littéralement Les Yeux d'internet) sur son site www.interneteyes.co.uk, est dénoncée à l'avance comme "malsaine" et "attentatoire" par certains défenseurs des libertés individuelles dans le royaume.

Une récompense de 1.000 livres sterling sera versée chaque mois à la personne qui dénoncera le plus de crimes.

"Les gens ont des tendances voyeuristes", explique Tony Morgan, directeur d'Internet Eyes. "Combien de téléspectateurs regardent tous les soirs l'émission 'Big Brother' et se couchent sans que rien ne se passe ?

"Notre initiative est utile et nécessaire, la criminalité augmente, les cambriolages se multiplient. Nous allons stopper de nombreux crimes", affirme-t-il.

Concrètement, les commerces et magasins paieront un abonnement de 20 livres par mois pour que les images prises par leurs caméras de surveillance soient diffusées sur le site d'Internet Eyes.

Ce site montrera en direct quatre caméras à tout moment, dont la localisation sera tenue secrète et qui changera toutes les dix minutes. Chaque fois qu'un internaute remarquera un événement suspect, il pourra envoyer instantanément un SMS au commerçant impliqué pour l'alerter.

Pour éviter les internautes trop zélés, les trois premiers SMS mensuels seront gratuits, ensuite il en coûtera une livre l'envoi.

Cette formule va être testée fin novembre dans la région de Straford-upon-Avon, ville natale de Shakespeare située dans le centre de l'Angleterre rurale. Internet Eyes dit être en négociation avec la police locale pour étudier comment l'associer aux cyber-internautes dénonciateurs.

L'Association des officiers de police (ACPO), qui représente la hiérarchie, a toutefois refusé de se prononcer sur cette initiative qui a provoqué un tollé chez au moins un groupe de défenseurs des droits de l'homme.

"C'est une conséquence détestable et inquiétante de la société de surveillance généralisée dans laquelle nous baignons aujourd'hui", s'insurge Charles Farrier, porte-parole de l'association "No CCTV" (Non à la télé-surveillance), qui fait un parallèle avec le roman prémonitoire "1984" de George Orwell.

18.10.09

Télé plus que réalité....

Des meurtres pour plus d’audience ? un présentateur d’une émission brésilienne dans la ligne de mire de la police

SAO PAULO — Un meurtre après l’autre, l’émission télévisée “Canal Livre” faisait fureur: ses caméras étaient présentes sur les lieux des crimes avant même l’arrivée de la police. De quoi faire monter l’audimat mais aussi de susciter les doutes des autorités.

Le présentateur du programme, Wallace Souza, un élu local qui travailla un temps dans la police, est aujourd’hui soupçonné par les forces de l’ordre d’avoir commandité au moins cinq des homicides pour faire grimper l’audience de l’émission et affirmer que l’Amazonie est en proie aux violences. La police l’accuse également de trafic de drogue.

“L’ordre d’exécuter venait toujours du parlementaire et de son fils, qui alertaient alors les équipes télévisées” afin qu’elles “se rendent sur les lieux avant la police”, a affirmé Thomaz Vasconcelos, de la police de l’Etat d’Amazonas, dans un entretien à l’Associated Press.

Wallace Souza a démenti l’ensemble des allégations, les qualifiant d’absurdes. Il a affirmé que ses ennemis politiques et les trafiquants de drogue en avaient assez de sa couverture télévisée et de sa croisade contre la violence. “J’étais celui qui organisait des enquêtes parlementaires sur le crime organisé, le système pénitentiaire, la corruption, le trafic de drogue au sein de la police et la pédophilie”, a-t-il riposté dans une interview accordée à l’AP.

Son avocat, Francisco Balieiro, a pour sa part déclaré que le seul témoin était un policier qui espérait l’indulgence dans le cadre d’une enquête sur neuf meurtres pour lesquels il est accusé. “Il n’y a pas une seule preuve matérielle dans ces accusations“, a-t-il lancé.

D’après Thomaz Vasconcelos, les accusations, qui ont fait les grands titres de la presse brésilienne, découlent des témoignages de plusieurs anciens employés et agents de sécurité qui travaillaient pour les Souza.

Le fils de Wallace Souza, Rafael, a été placé en détention sous les accusations d’homicide, de trafic de drogue et de possession illégale d’armes.

La police a précisé que Wallace Souza faisait quant à lui l’objet d’accusations de trafic de drogue, de formation de gang et de possession d’armes, mais n’avait pas été inculpé de meurtre. Il n’a pas été incarcéré, compte tenu de l’immunité qui interdit toute arrestation tant qu’il est parlementaire.

L’émission télévisée “Canal Livre” avait été lancée en 1989 sur une chaîne de Manaus, capitale de l’Etat d’Amazonas. Extrêmement populaire parmi les 1,7 millions d’habitants de la ville, le programme a été retiré des ondes l’an dernier, alors que les investigations policières s’intensifiaient. Wallace Souza trônait dans un studio, dénonçant la criminalité sévissant dans l’Etat dans cette émission ponctuée par la diffusion fréquente d’images exclusives d’arrestations, de lieux de crimes et de saisies de drogue.

Expo

Laetitia expose, ben alors qu'est-ce qu'on attends on va voir!

A regarder

Bon, tout n'est pas intéressant pour nous mais quelques photos ont des airs d'héroïnes Hitchcockiennes...
http://www.alexprager.com/#/thebigvalley,2008/susieandfriends/

Et sinon regardez vraiment les docs du vendredi sur Arte dont Jéjé nous a parlé, c'est très très intéressant!
Vous pouvez aussi les visionner sur http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Justice-a-Vegas/2715278,CmC=2851122.html