30.4.09
28.4.09
Olivia Bee
Mon coup de cœur de la semaine, je découvre cette photographe.
L'ambiance de ces clichés me fait penser à Projet P même s'il y a beaucoup de douceurs, il y a aussi de la solitude et du mystère.
Et là je suis "écœurée" comme dirait Andréanne quand je me rends compte qu'elle n'a que 14 ans!
Merde.... Moi à 14 ans, ma préoccupation majeure était de savoir si j'étais bien coiffée...
La vie est injuste!
Grand Chef Calimero....








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27.4.09
6 et 7 juin...
Dimanche nous avons été avec Lætitia faire un repérage photos.
Un grand moment de bonheur sous le ciel menaçant, dans les forêts, les parkings et les zones industrielles... ;-) mais heureusement, nous avons trouvé de quoi faire de beaux clichés.
Voici quelques photos de notre escapade... (cliquez dessus pour mieux les voir...)









Pour le programme de notre WE, voici ce que je vous propose (merci de me faire des retours si ça ne vous va pas et même si ça vous va!):
Visite à 16h30 de "Crim'expo" à la Villette pendant une heure. (j'achète les places)
1ère séance photo (portraits) chez moi. (Venez habillés normalement et avec une tenue noire)
Apéro réunion, on parlera des nouvelles pistes pour le projet, etc....
Vous devriez être dispos aux alentours de 20h, 20h30.
Le 7 Juin:
Départ de Paris à 17H30 (voir plus tard, à redéfinir suivant l'heure de coucher du soleil en juin...)
Je prends Isabelle, Quentin, Paule dans ma voiture.
Il faudrait que Julien (ou Charlotte) prenne sa voiture avec dedans Laetitia et Jérémie.
Les voitures se retrouvent dans la forêt à côté du RER Grand bourg ( à Ris Orangis), j'enverrai au chauffeur un plan mais Laetitia et moi connaissons le chemin.
Nous prendrons des photos de groupe, merci de venir habillés comme vous le souhaitez et de vous munir chacun d'une lampe torche! (pensez à prendre un pull....)
Je nous préparerais un pique-nique pour faire une pause repas.
Nous irons ensuite un peu plus loin, et nous finirons à la tombée de la nuit sur un
parking de supermarché! ( la classe...)
Nous ferons de notre mieux pour rentrer au plus tôt à Paris sur les coup de 23h.
Un grand merci d'avance de votre participation, je suis heureuse de vous réunir tous et j'ai hâte de vous voir. Pensez à vos "bios" pour le dossier que je n'ai toujours pas reçu!! (Andréanne, Charlotte, Jérémie, Julien, Paule....)
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20.4.09
Un crime parfait?
Il y a un très bon article dans le magazine XXI (numéro n°5) qui s'intitule "La dame de pique de Toulouse". Une affaire troublante.
Le procès, on en parle beaucoup en ce moment. Jacques Viguier est suspectée d'avoir tué sa femme mais c'est le mystère depuis des années? L'a t'il fait?...
Un mari suspecté d’avoir tué son épouse et d’en avoir escamoté le corps, lequel reste introuvable neuf ans après, cela s’appelle un fait divers. Que ce mari soit un brillant professeur de droit public à Toulouse-I-l’Arsenal et que l’idée traverse les enquêteurs qu’il aurait pu préparer un crime parfait, et le fait divers devient tout de suite une «affaire». L’affaire Viguier, comme Jacques Viguier, 51 ans, sera jugée à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 7 mai devant les assises de Haute-Garonne.
Suzanne Blanch épouse Viguier, danseuse de profession, mère aimante de trois enfants et maîtresse de son partenaire au tarot, est décrite par ceux qui la connaissent comme «une femme pétillante». Mais elle s’évapore, à 38 ans, sans ses enfants ni ses lunettes, sans son sac à main ni ses affaires de toilette entre 10 h 15 et 12 heures le dimanche 27 février 2000. C’est là le début d’un roman.
Suzanne Viguier disparaît la veille d’un rendez-vous chez son avocat pour préparer son divorce d’avec un mari alors jeune quadragénaire qu’elle juge trop porté sur ses jeunes étudiantes. C’est un roman des mœurs sociales, avec des proches du couple assurant avoir entendu l’accusé dire : «On ne quitte pas Jacques Viguier.» C’est aussi le Mystère de la chambre jaune. Avec l’accusation qui affirme qu’il n’y avait que cinq clés de la maison fermée à double tour, clés toutes retrouvées sur place, alors que la défense affirme qu’il y en avait six et que Suzanne aurait donc pu s’échapper sans mal de ce domicile du quartier résidentiel de la Terrasse à Toulouse.
Décharge. Pour le piment de l’histoire, il y a aussi le matelas sur lequel dormait l’épouse dans un lit séparé. Le mari dit l’avoir jeté à la décharge, où il aurait brûlé tout entier, le mercredi suivant le dimanche de la disparition. Cet époux aurait donc cherché à effacer toute trace de son forfait ? Au fait des relations de sa femme avec son partenaire de tarot, il explique aux enquêteurs avoir seulement préféré se débarrasser d’un objet sur lequel «des choses auraient pu se passer». C’est à croire ou à laisser. Comme tout le reste de cette affaire.
Jacques Viguier dit avoir entendu Suzanne rentrer à pas menus vers 4 h 30 dans la nuit du samedi au dimanche. Il dit avoir préparé les enfants que leur grand-père est passé prendre à 10 heures. Puis être allé courir un footing et travailler un peu avant de rejoindre les enfants et leurs grands-parents aux alentours de 12 h 30. Il n’a croisé personne durant ce footing. Les enquêteurs doutent même qu’il l’ait effectué, ses voisins et le baby-sitter de ses enfants leur déclarant ne l’avoir jamais vu pratiquer cet exercice. Jacques Viguier a couvert le parcours préalablement indiqué aux policiers en un temps plus qu’honorable lors d’une reconstitution ? Le SRPJ le soupçonne alors de s’être entraîné dans sa cellule le temps de sa détention provisoire. Il a finalement couru trop vite cette distance pour que tout colle à l’emploi du temps de sa matinée ? L’accusé ajoute du coup avoir pris le temps, ce funeste dimanche, de faire quelques exercices d’assouplissement en chemin. «Insuffisante fiabilité de ses propos imprécis, variables et contraires à des témoignages ou constatations», note l’accusation.
Si rien n’accuse Jacques Viguier de manière incontestable, tout alimente le soupçon. Et c’est là qu’entre en jeu la qualité de l’accusé : de telles imprécisions, reprend l’arrêt de renvoi devant les assises, «de tels errements étaient particulièrement surprenants de la part d’une personne créditée dans son milieu professionnel d’une mémoire excellente, voire phénoménale». Jacques Viguier ne serait plus le vulgaire mari trompeur mais jaloux qui supprime sa femme, mais le brillantissime Machiavel qui, mêlant à dose savante ce qui le disculpe et ce qui l’accuse, n’aurait cherché qu’à embrouiller la justice. En foi de quoi, l’universitaire sorti en février 2001 de neuf mois de détention provisoire comparaît aujourd’hui devant ses juges, accusé d’avoir «volontairement donné la mort à Suzanne Blanch».
Couloirs. En attendant, le professeur Viguier donne toujours des cours dans les amphis de droit et sciences sociales de l’Arsenal. Il salue son monde dans les couloirs et bavarde dans la rue avec ses étudiants. Il y a là le clan des pro-Viguier. Et puis il y a le clan que son défendeur, Me Georges Catala, associé à Me Henri Leclerc, dénomme le «clan du tarot» en référence au hobby de Suzanne Viguier, ses amis, son amant. Lequel amant, entendent plaider les avocats de Jacques Viguier, n’aurait pas fait l’objet de suffisamment d’attention de la part des enquêteurs du SRPJ. Ces derniers étant selon eux trop occupés à tâcher de confondre le «prof de fac» plutôt que de chercher des poux dans la tête d’un joueur de tarot, VRP au chômage. Le procès de l’affaire Viguier, neuf ans après les faits, ce sont deux mondes qui auront douze jours d’audience pour en découdre.
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Grand Chef
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16.4.09
Rattrapée par la peur!
Après avoir rêvé que des cactus sortaient de mon corps je suis tombée sur cette nouvelle aujourd'hui:
"Un morceau de 5 cm de branche de sapin a été trouvé dans le poumon d'un patient qui se plaignait d'une intense douleur thoracique et toussait du sang.
Artyom Sidorkin, 28 ans, est arrivé la semaine dernière à l'hôpital de Izhevsk, dans le centre de la Russie. Après une radiographie de son thorax, les médecins ont trouvé une "tumeur" sur l'un de ses poumons. Suspectant un cancer, ils ont décidé de pratiquer une biopsie de la masse.
Mais en incisant la chair, ils ont été étonnés de trouver des aiguilles vertes. "Ils m'ont dit que la toux ensanglantée n'était due à aucune maladie," raconte Sidorkin. "C'étaient les aiguilles qui frottaient sur les capillaires. Cela faisait très mal. Mais je n'ai jamais senti que j'avais un corps étranger à l'intérieur".
Selon les médecins, la branche serait bien trop grande pour avoir été inhalée ou avalée. Ils pensent que le patient aurait inhalé un petit bourgeon qui aurait commencé à grandir dans son corps.
Le morceau de poumon retiré avec la branche de sapin a été conservé pour être étudié plus longuement."
J'avais oublié cette peur dans liste que nous avait demandée Grand Chef, il y a quelques temps de cela. Quand j'étais petite, je refusais de manger les pépins des raisins, persuadée que ces derniers allaient pousser dans mon ventre et me tuer de l'intérieur. Je n'ai jamais réussi à me raisonner, et cette histoire ne va rien arranger...
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Melvin
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14.4.09
Citons, citons...
"Si ces faits sont réels, je vais devenir fou.
S'ils sont imaginaires, je le suis déjà."Ambrose Bierce,
cité en exergue des "Contes carnivores" de Bernard Quiriny
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julien
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7.4.09
A la Villette

Nous nous sommes fait refoulés, de bon matin, pour "Crim'expo" à la Villette faute de place! C'était une cohue invraisemblable...
Nous irons donc tous lors de notre WE en juin, mais je vous en reparlerai.
Mais faute d'expo, nous avons fait quelques photos...

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Grand Chef
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1:42 PM
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Michael Peterson
“Soupçons”, vous vous souvenez ? C’est ce feuilleton documentaire de Jean-Xavier de Lestrade (2004), à la fin duquel Michael Peterson, écrivain américain, était condamné à perpétuité sans preuve pour le meurtre de sa femme. Or, fin août, “Le Monde” révélait un rebondissement… sous la forme d'une minuscule plume. Du lourd ? Pour le réalisateur, sans aucun doute. Mais Denis Poncet, son producteur et associé, n’est pas d’accord. Prenant leur micro à deux mains, nos journalistes ont mené l’enquête.
Pour écouter le document audio qui est super allez sur http://television.telerama.fr/television/enquete-peterson-est-il-innocent,34060.php et c'est juste au dessus de la vidéo.
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Grand Chef
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1:02 PM
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Le moment où tout bascule!

Ca vous est déjà arrivé : des travaux sur la route, vous êtes bloqué dans un embouteillage. C'est le matin, vous êtes en retard, il fait très chaud. Dans les voitures environnantes, d'autres gens, comme vous, s'énervent. Les flashes des radios se mêlent au bruit des marteaux piqueurs, qui se mélangent aux klaxons. Les mouches agacent vos oreilles, il fait de plus en plus chaud, la vitre refuse de s'ouvrir, et là, vous craquez, vous lancez vingt-cinq jurons abominables. Vous êtes bien d'accord : ça ne fait pas avancer votre voiture d'un centimètre. Mais ça soulage. Eh bien, Jack (Michael Douglas), cet homme en costard-cravate, avec ses lunettes cerclées de métal et sa coupe en brosse, a dépassé ce stade depuis longtemps. De sa bouche sort un long soupir, l'exhalation de toutes ses déceptions, de toutes ses colères, de toutes ses haines accumulées au fil des ans. Il abandonne sa voiture, empoigne son attaché-case et part à pied, grimpant la colline qui borde l'autoroute, comme on s'élance à l'assaut du monde. Mais il ne grimpe pas, cet homme, non, il dégringole, il craque, il devient fou. La vie le tue ? Il a envie de tuer tout le monde. L'homme violent qui sommeillait derrière ces lunettes de cadre vient de se réveiller. Jack a toutes les raisons de se révolter ? Admettons. Mais pas plus que cet individu qui manifeste devant une banque parce qu'il n'est pas « économiquement viable ». Pas plus que ces clochards qui jonchent les rues de Los Angeles. Pas plus que ces gens silencieux qui brandissent des pancartes : « Nous mourons du SIDA. Aidez-nous. » Et pas plus que Prendergast (Robert Duvall), ce flic qui prend, ce soir, sa retraite et qui supporte dans le plus grand calme que son épouse hystérique lui téléphone à tout bout de champ, que ses collègues le considèrent comme un lâche. Ça aussi, ça vous mine un homme. Mais si Jack n'a plus assez de raison pour comprendre qu'entre indignation légitime et violence pure il y a une limite qu'il vient de franchir, en contrepoint, Prendergast prend sur lui, analyse, raisonne. Tant et si bien qu'il comprend avant tout le monde : il fait la corrélation entre les différents incidents et massacres qui ponctuent la journée et cet homme qui, le matin, a abandonné sa voiture en disant : « Je rentre chez moi. » Avec Chute libre, Joel Schumacher (L'Expérience interdite, Le Choix d'aimer) dresse le portrait d'une Amérique où tout fout le camp. Le scénario, remarquablement écrit, décortique avec une précision clinique deux comportements humains face au stress. Deux personnages plongés en apnée dans un océan tumultueux et qui réagissent chacun à sa façon : le premier en sombrant dans la folie, le second en reprenant son souffle. La grande trouvaille de Schumacher, c'est d'avoir confié à Michael Douglas le rôle de Jack. Michael Douglas, le bon Américain, celui à qui l'on pardonne tout, celui auquel on s'identifie. D'ailleurs, au début de Chute libre, on aurait tendance à prendre son parti : quand Jack agresse deux loubards qui le rackette, quand il contraint un restaurateur imbécile à lui servir le petit déjeuner qu'il souhaite et non pas le repas que l'autre veut lui imposer, on serait presque avec Jack. Pour lui. Mais voilà que, dans une boutique, Jack rencontre un pauvre type, un nostalgique du nazisme, un fou. « Toi et moi, on se ressemble », lui dit le fou. Jack est horrifié : il refuse l'image que lui renvoie sa caricature. « Moi, je suis un vrai Américain, toi, tu es un pauvre malade. » Mais non : ils sont pareils. Et le regard du metteur en scène (auquel se substitue celui de Robert Duvall) s'attache à comprendre Jack, jamais à l'excuser. Chute libre, ce n'est pas l'apologie de la violence devant l'absurdité du monde, c'est l'autopsie de cette violence.
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Melvin
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12:53 PM
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6.4.09
Une visite?
Je ne l'avais pas précisé lors de mon message sur Londres et ses visites nocturnes sur Jack l'éventreur entres autres mais cela existe aussi à Paris.
http://www.lesvisitesdetheo.com/theo/index.php
Je vais en essayer une un soir et je vous raconterai!
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Grand Chef
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Ne me libérez pas je m'en charge...
Michel Vaujour, braqueur fiché au grand banditisme qui, en l'espace de trente ans, aura passé vingt-sept ans en prison - dont dix-sept en cellule d'isolement - et se sera évadé à cinq reprises avant d'être libéré en 2003 avec seize ans de remise de peine. Mais Michel Vaujour, c'est avant tout un homme que l'expérience carcérale a profondément marqué au point qu'il a développé une vraie philosophie de vie pour pouvoir la surmonter. Un regard sur lui-même qui lui a permis de tenir tout au long de ces années passées entre quatre murs, loin de tout, privé de tout. Un témoignage hors du commun sur celui qui fit la une des journaux lors de ses évasions spectaculaires mais encore sur l'individu meurtri par l'expérience humaine, lui qui a toujours « préféré la fuite à la prison, l'aventure à la soumission, la liberté à la loi ».
« Les gens que j'aime, je les aime parce qu'ils sont plein d'illusions sur la vie. Alors que la vie, sa seule promesse, c'est la mort ». Lorsque Michel Vaujour commence son récit, il donne le ton, non pas avec une voix haineuse, dégoûtée ou exaspérée mais au contraire avec beaucoup d'affection. Dans ces yeux transparaît toute son expérience, une expérience trop riche d'émotions pour la vie d'un seul homme. Son regard, que la cinéaste Fabienne Godet ne lâchera pas pendant de longues minutes dit presque déjà tout de lui : à la fois sa violence intérieure mue par une détermination sans faille mais aussi toute la tendresse pour ceux qu'il aime. Un regard de nuances, qui peut s'emplir d'un début de larmes avant de redevenir sec et froid et repasser dans la seconde suivante à un détachement profond sur les choses. Car au milieu des images d'archives et de quelques scènes tournées avec sa famille dans sa vie quotidienne actuelle, ce qui étonne le plus dans ce documentaire, c'est la force et l'intensité de ces confrontations avec la caméra, Michel Vaujour parlant librement avec Fabienne Godet.
Dès les premières secondes la silhouette de cet ancien bandit s'impose, presque naturellement, sans difficulté. Alors que le film retrace sa vie, non pas dans un grand élan autobiographique typique de la télévision actuelle, mais au contraire par petites touches anecdotiques touchantes de sincérité, le plus effrayant est de comprendre que Michel Vaujour a peu de souvenirs pour avoir commencé ses excès très tôt. Dans une relation familiale difficile, il va trouver sa vraie famille dans une autre sphère, celle du banditisme et nouera des liens avec celles et ceux qui seront, coûte que coûte, à ses côtés, y compris pour ses évasions. Frère d'arme, épouse complice, son idéal libertaire s'incarne dans son style de vie, celui de n'accepter aucun ordre de qui que ce soit et encore moins de renoncer à sa liberté pour pouvoir mener un simulacre de vie tranquille.
Michel Vaujour, tout aussi bien à l'époque de ses méfaits qu'aujourd'hui, incarne au sens propre l'homme qui a renoncé à tout pour être lui-même, une attitude que la société fait payer au prix fort pour ne pas être rentré dans le rang. Cette position qui est la sienne, il n'en parle pas avec lucidité mais avec beaucoup de lucidité et, comme pour prévenir ceux qui seraient tentés par l'expérience, il insiste sur la nécessité de vouloir aller jusqu'au bout, sans remord ni repentir possible. Choisir ce chemin, c'est refuser tous les autres au plus profond de soi. En prison, Michel Vaujour a eu le temps de réfléchir sur la vie, ses significations, ses impulsions. A la fascination pour un homme qui n'a dévié de sa trajectoire que très tard, après la mort de son frère d'arme, une balle dans la tête, une hémiplégie et une rencontre amoureuse, se mêle du respect et de la compréhension. Cette vie en marge, peu d'entre nous seraient capables de la vivre et même abîmé par elle, Michel Vaujour peut être fier de l'avoir affrontée sans jamais sourciller. Ici c'est un homme droit et entier, qui a toujours refusé les carcans, qui se « livre », pour la première fois.
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Grand Chef
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Et si on jouait?
Je ne sais plus si je vous en avais parlé ou non mais il y a un film intéressant à voir pour nous, c'est "The Game" de David Fincher, sorti en 1997.
Nicholas Van Orton (Michael Douglas) va fêter ses 48 ans. 48 ans c'est aussi l'âge auquel son père a mis fin à ses jours. Il semblerait que rien ne puisse perturber la vie organisée de cet homme d'affaires richissime, avide de pouvoir, froid, distant et triste. Mais c'est sans compter son petit frère Conrad Van Orton (Sean Penn), ancien camé, qui passe sa vie à ne rien faire sinon à dépenser son argent. Conrad va lui offrir un cadeau original pour son anniversaire, une carte de visite d'une société « d'organisation de spectacle », la Consumer Recreation Services que Nicholas est prié d'appeler. Conrad explique à Nicholas que dès qu'il les aura appelé, « le jeu » viendra à lui.
Ce jeu est en fait une mise en scène personnalisée à échelle humaine, avec un nombre incroyable d'acteurs qui ont pour but de faire croire au personnage de M. Douglas qu'il va se suicider comme son père au même age. C'est un peu comme si vous vous aperceviez que tous ceux qui vous entourent sont des acteurs et que votre vie n'est que factice, que c'est un jeu mais que vous êtes menacé.
Évidemment vous n'apprenez tout ça, comme le personnage principal, qu'à la fin dans une scène dernière assez bien foutue, où il se retrouve face à face avec tous les comédiens de cette mascarade.
Ce qui est bien pour nous c'est la ""manipulation"" (toute mesure gardée) du public, comment on peut faire croire à quelque chose qui n'est pas ou comment on peut détourner l'attention.
Bref à regarder!
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Grand Chef
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